La DGPRE vise à « développer une GIRE territoriale… »

La DGPRE vise à « développer une GIRE territoriale portant sur la connaissance et la prévention des inondations urbaines dans la ville de Kaffrine ».

Le stagiaire/doctorant du laboratoire d’Hydromorphologie, de l’Ecole doctorale « Eau, qualité et usages de l’eau » (Edeque/UCAD) a passé au peigne fin les difficultés liées à la Gestion intégrée des ressources en eau (Gire), à Kaffrine avant de préconiser des solutions pérennes.

Abel Vincent Manga qui s’exprimait lors de la célébration de la 5ème édition des trimestriels de l’Observatoire des valeurs sociétales et éthiques des organisations (Ovseo) sous le thème : « Gestion intégrée des ressources en eaux (Gire) : Accès durable à l’eau, conflits et perspectives » mardi 31 octobre 2017 à Dakar a, dans un premier temps rappelé l’apparition du phénomène des inondations urbaines au Sénégal dans les années 1990. Ce phénomène a connu une amplification depuis 2010, particulièrement à Kaffrine. La lutte contre les inondations a poussé l’État du Sénégal à déployer d’importantes ressources financières (plus de 70 milliards de FCFA entre 2008 et 2012, selon la GFDRR) sans que les résultats soient pleinement satisfaisants. A ce constat, s’ajoute le fait que « la ville de Kaffrine est implantée dans « une cuvette » près du lit du cours temporaire, le Saloum. Des inondations historiques (de 2013 et 2016) avec écoulements importants, rapides et dévastateurs sans oublier l’augmentation du nombre des sinistrés (estimé à 5885 en 2013 et 7826 en 2016, selon la préfecture) et les pertes économiques importantes », se désole le stagiaire/doctorant. Qui explique que les situations de tension se justifient par le fait que « les habitants (de Kaffrine2 Nord et Sud) ne veulent pas de buse pour le passage des écoulements sous les rails. Dakar-Bamako-Ferroviaire doit toujours réparer les rails après chaque rupture occasionnée par les écoulements tandis que les habitants (de Diamaguène Centre/Ecole 5) rejettent les propositions de délocalisation (du projet «Tawfekh Yakaar» de la mairie). »

Pour renverser la tendance, il urge de « développer une Gire territoriale portant sur la connaissance et la prévention des inondations urbaines dans la ville de Kaffrine; améliorer le cadre de vie des populations vivant dans des zones fragilisées et acquérir de l’expérience appliquée en gestion des inondations au sein de la DGPRE », plaide M. Manga. Pour qui, le bassin versant est le meilleur espace pour une Gire qui invite à une délimitation et caractérisation du/des bassins versant (s) qui drainent la ville de Kaffrine dans le temps; fait intervenir l’instrumentation et des mesures hydro-pluviométriques in-situ des bassins versants (avec des équipements de mesures adaptés); étudier les écoulements de surface et les possibilités de leur gestion intégrée dans un contexte de variabilité climatique et des mutations des états de surface à l’aide d’un modèle hydrologique adapté; et l’analyse socio-économique du coût des inondations.

Moctar FICOU / VivAfrik

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