Dr Macoumba Diouf : « Le Pse, un an avant l’accord de Paris,… »

Le Dr Macoumba Diouf affirme qu’en « politique, il faudra planifier la question de la prise en charge du péril climatique ».

« Le Plan Sénégal émergeant (Pse) en 2014 un an avant l’accord de Paris, c’est de la vision. Le Pse, un an avant l’accord de Paris, horizon 2035, c’est de la vision. La prise en charge des questions climatiques est une affaire de vision, une affaire de planification, c’est dans le temps qu’on va y arriver parce que c’est dans le temps que le phénomène s’est posé à nous », a rappelé l’édile de Latmingué, par ailleurs vice-président du réseau des villes et communes écologistes vertes du Sénégal.

Le Dr Macoumba Diouf s’exprimait lors de la 4ème édition des trimestriels de l’Observatoire des valeurs sociétales et éthiques des organisations (Ovseo) sous le thème : « Le paradoxe des politiques d’émergence à l’heure des changements climatiques » le jeudi 8 juin en marge de la Journée mondiale de l’environnement. Tentant à répondre à la question suivante : « comment émerger en émettant moins de gaz à effet de serre ? », le leader de l’Alliance pour la république (Apr) de Lamingué a tout simplement répondu que « c’est en rapprochant les gens de la nature » c’est-à-dire le thème mondial. Pour le vice-président du réseau des villes et communes écologistes vertes du Sénégal, le Pse est un outil majeur pour la prise en charge de cette question. Depuis l’accord de Paris, on peut dire que le gouvernement du Sénégal a, selon ses dires, beaucoup réfléchi  afin d’adosser les objectifs du développement durables (Odd) aux objectifs du Pse et ça, c’est de la vision. « Si le Pse est le bras ou un outil économique, l’acte trois de la décentralisation qui consacre la territorialisation des politiques publiques mais aussi l’érection de pôles territoires où on pense le développement local à partir des potentialités locales comme autre pied de l’aspect vision à côté du Pse, on y arrive et forcément, si on veut rapprocher l’homme de sa nature, on ne peut pas faire l’économie d’une gouvernance verte qui est d’actualité aujourd’hui déjà avec une base constitutionnelle. Si on constitutionnalise le droit à un environnement sain, une obligation pour une gestion rationnelle de nos ressources naturelles, on fait forcément de la gouvernance verte sur différents aspects», détaille le directeur de recherche. Pour réussir cette gouvernance verte, il faut, de l’avis de Macoumba Diouf, qu’on convoque nos comportements de tous les jours à l’échelle individuelle. Depuis Kito, on parlait de développement urbain durable en mettant en avant l’aspect énergétique, l’aspect transport, l’aspect habitat et l’aspect gestion des déchets.

Les dispositions législatives réglementaires mais aussi les orientations politiques actuelles au Sénégal créent les conditions de la promotion d’une gouvernance verte, créent les conditions d’un rapprochement des sénégalais de leur nature. Pour cela, notre interlocuteur affirme qu’il faudra arriver à une déclinaison locale de l’ensemble de ces visions et de ces politiques. « Nos territoires constituent le théâtre des manifestations de ces changements climatiques. D’où la nécessité d’une vision locale. C’est ainsi que moi j’ai décidé d’ériger ma commune en commune verte, résiliente à travers un processus de développement endogène et inclusif mais aussi et surtout respectueux des droits des personnes vulnérables. Dans le Plan de développement communal de ma commune, voilà la décision qui a été décliné. C’est un peu pour dire que c’est au niveau local que les choses doivent se passer sachant que nos collectivités locales sont très peu outillées d’où l’urgence de les équiper et de renforcer les capacités du personnel ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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