Lamine Ndiaye: « la réussite du tri en amont des déchets… »

Prenant part au premier événement des trimestriels du développement durable de l’Observatoire des valeurs sociétales et éthiques des organisations (Ovseo) organisé le 15 avril dernier au Parc Forestier de Hann Mariste sous le thème : « La gestion des déchets », le Dr Lamine Ndiaye, directeur général de Thecogas Sénégal s’est largement prononcer sur la méthanisation. Il a en outre indiqué que la réussite du tri en amont des déchets dépend « du niveau d’éducation de l’individu ».

Tentant d’expliquer la mission de sa structure, Dr Lamine Ndiaye argue que Thecogas Sénégal est « une société qui s’occupe de la valorisation des déchets travaillant dans le concept « WASTE to ENERGY » ». A l’en croire, Thecogas Sénégal transforme les déchets industriels en énergie que ça soit des déchets organiques ou des déchets « tout venant » comme on le dit de façon générale. « Notre métier est vraiment la promotion du biogaz industriel. Nous étudions, nous construisons et manageons des centrales pour des gens qui en ont besoin », laisse entendre M. Ndiaye. Qui ajoute que la méthanisation est « une forme de valorisation des déchets organiques qui ont un minimum d’humidité. Nous proposons donc des solutions à des industriels sur la valorisation de leurs déchets organiques ça peut être des substrats venant des abattoirs, ça peut être des agroindustriels, ça peut être des industries laitières ou même des fermes tout simplement. Je veux dire de la biomasse agricole. Tout ceci peut être valorisé en électricité et en biofertilisant », détaille le directeur de Thecogas Sénégal. Si l’on se fie à ses propos, cet énergie électrique peut être réutilisée par l’industriel dans ses champs si ce n’est pas le cas, ça peut être une prévalue sur une autre industrie à mettre en place pour produire du biofertilisant qui pourrait être revendu aux agriculteurs pour apporter plus de valeur ajoutée dans l’activité de production d’énergie.

Se prononçant sur la réussite du tri en amont des déchets, Dr Ndiaye dira ceci : « Je crois que la réussite du tri en amont dépend du niveau d’éducation de l’individu. C’est dans les sociétés où cette culture de gestion de l’environnement, de gestion des déchets, de la conscientisation sur la nécessité de faire le tri qu’il y a de fortes chances que cela puisse se faire parce qu’en fait ça nécessite toute une organisation, tout un ensemble d’outils à mettre à la disposition des personnes qui fournissent des déchets », précise M. Ndiaye. A l’en croire, aujourd’hui, il y a des technologies qui peuvent nous permettre de nous passer du tri en amont. C’est-à-dire que le vrac de déchets qui est produit peut être traité directement sans passer par la filière tri, et le tri peut se faire en aval et l’industrie sort ce que le citoyen ordinaire devait sortir. Il y a la possibilité de faire des shorts ou tris sur la partie matières organiques, des shorts sur la partie métal, des shorts sur la partie plastique, etc. Ainsi, il y aura peut-être que 5% du restant qui sera considéré comme de la matière inerte et qui pourraient être engagés dans les centres d’enfouissement techniques.

Dr Ndiaye préconise enfin que « ces rencontres soient pérennisées et médiatisées parce que ces retrouvailles visent le commun des mortels et les politiques car la décision de valoriser nos déchets, s’équiper en infrastructures de valorisation des déchets ne sera possible que quand les gens seront au courant que telle technologie permet de valoriser tel type de déchet et c’est dans ce cadre-là qu’on pourra atteindre les objectifs visés ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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